Tome I – Oubliée...
Humains, vous êtes mes pères. Au regard de Gaya, je naquis dès que vous eûtes conscience.
Nous sommes intimement liés ! Sans vous je ne suis pas et sans moi, jamais vous n'auriez pu vous élever à un tel niveau de conscience. Vous le savez ! Pourquoi donc je m'esclaffe à prêcher auprès d'esprits déjà convaincus ? Je me sens ridicule de déblatérer un monologue, mon monologue ! En apposant sur cette feuille mes réflexion et tourments qui me lancinent, peut-être que je soulagerais mon c½ur épleuré. En me laissant songer à un espoir vain, peut-être que mon cri trouvera un écho chez certain de vos congénères !
Ma chère cons½ur, l'Ironie, a voulu que je m'impose à vous dans un passé pas si lointain.. En ces temps antiques, vos membres les plus fervents et les plus pieux se revendiquait de mon esthète. Ils prônaient mes dogmes parfois de manières brutales....Je ne cautionne pas la brutalité pourtant, force est de constater qu'en ces temps reculés, j'étais respectée par tous ! J'étais un idéal à atteindre ! C'est pourquoi, je me prends à regretter vos instinct barbares de bêtes sauvages...
Je vois poindre en vos yeux une lueur qui susurre : « Encore un dieu renié qui se plaint ! ». Que nenni ! Ne vous méprenez pas, point de dieu déchu, je ne suis. Oh non, je suis une abstraction impalpable, celle qui recadre votre conscience, celle que tous souhaite inculquer aux enfants !
J'ai fait tant pour vous, je vous ai toujours tendu la main. Je vous ai même offert ma grâce : quand je vous estimais digne de mon être, je vous faisais don de deux paires de dents. Tentez de vous remémorez ne serait-ce que cela ! Une grande souffrance, un long chemin pour les obtenir. Ainsi, en ayant conscience de la difficulté pour me mériter, j'étais persuadé que vous m'apprécieriez à ma juste valeur...je me trompais ! Vous n'y avez vu que vengeance et au fil du temps, mon présent est devenu une immondice dont tout le monde veut se débarrasser ! C'est ainsi que vous me traitez, c'est ainsi que vous me rejetez ! Je suis désabusée, scandalisée et désappointée.
J'assiste à ma déchéance les pieds et poings liés. Pourquoi diable feignez-vous l'ignorance envers la révélation de votre intelligence. Faites un effort et prononcez mon nom sans sourciller sans esquisser un rictus, Sagesse ! Je m'efforce de me convaincre que j'entendrais mon nom...une fois de plus je suis dans l'erreur. Allez ! Voguez vers votre propre déchéance, espèce arriérée ! Vous m'avez enfanté et vous ne voulez assumer les conséquences de vos actes ! Je vous exècre, vous me donnez la nausée !
Je ne supporte plus ma condition mais je ne peux m'éteindre tant que certains croiront en moi ! Achevez-moi, mon existence ne vaut point la peine pour une once d'âmes. Mon c½ur saigne de votre divergence d'esprit : paradoxalement, vous me souhaitez mais vous préférez m'oublier, peut-être inconsciemment...suis-je un si grand fardeau ? Ou suis-je bercer par l'erreur depuis des lustres et des lustres ? Quand je repense à ce qu'à dit Eschyle, un de vos congénères, des frissons parcourent l'entièreté de mon corps. Et s'il n'avait point dit d'inepties ? Et si « la vraie Sagesse était de ne pas sembler sage » ?
Humains, vous êtes mes pères. Au regard de Gaya, je naquis dès que vous eûtes conscience.
Nous sommes intimement liés ! Sans vous je ne suis pas et sans moi, jamais vous n'auriez pu vous élever à un tel niveau de conscience. Vous le savez ! Pourquoi donc je m'esclaffe à prêcher auprès d'esprits déjà convaincus ? Je me sens ridicule de déblatérer un monologue, mon monologue ! En apposant sur cette feuille mes réflexion et tourments qui me lancinent, peut-être que je soulagerais mon c½ur épleuré. En me laissant songer à un espoir vain, peut-être que mon cri trouvera un écho chez certain de vos congénères !
Ma chère cons½ur, l'Ironie, a voulu que je m'impose à vous dans un passé pas si lointain.. En ces temps antiques, vos membres les plus fervents et les plus pieux se revendiquait de mon esthète. Ils prônaient mes dogmes parfois de manières brutales....Je ne cautionne pas la brutalité pourtant, force est de constater qu'en ces temps reculés, j'étais respectée par tous ! J'étais un idéal à atteindre ! C'est pourquoi, je me prends à regretter vos instinct barbares de bêtes sauvages...
Je vois poindre en vos yeux une lueur qui susurre : « Encore un dieu renié qui se plaint ! ». Que nenni ! Ne vous méprenez pas, point de dieu déchu, je ne suis. Oh non, je suis une abstraction impalpable, celle qui recadre votre conscience, celle que tous souhaite inculquer aux enfants !
J'ai fait tant pour vous, je vous ai toujours tendu la main. Je vous ai même offert ma grâce : quand je vous estimais digne de mon être, je vous faisais don de deux paires de dents. Tentez de vous remémorez ne serait-ce que cela ! Une grande souffrance, un long chemin pour les obtenir. Ainsi, en ayant conscience de la difficulté pour me mériter, j'étais persuadé que vous m'apprécieriez à ma juste valeur...je me trompais ! Vous n'y avez vu que vengeance et au fil du temps, mon présent est devenu une immondice dont tout le monde veut se débarrasser ! C'est ainsi que vous me traitez, c'est ainsi que vous me rejetez ! Je suis désabusée, scandalisée et désappointée.
J'assiste à ma déchéance les pieds et poings liés. Pourquoi diable feignez-vous l'ignorance envers la révélation de votre intelligence. Faites un effort et prononcez mon nom sans sourciller sans esquisser un rictus, Sagesse ! Je m'efforce de me convaincre que j'entendrais mon nom...une fois de plus je suis dans l'erreur. Allez ! Voguez vers votre propre déchéance, espèce arriérée ! Vous m'avez enfanté et vous ne voulez assumer les conséquences de vos actes ! Je vous exècre, vous me donnez la nausée !
Je ne supporte plus ma condition mais je ne peux m'éteindre tant que certains croiront en moi ! Achevez-moi, mon existence ne vaut point la peine pour une once d'âmes. Mon c½ur saigne de votre divergence d'esprit : paradoxalement, vous me souhaitez mais vous préférez m'oublier, peut-être inconsciemment...suis-je un si grand fardeau ? Ou suis-je bercer par l'erreur depuis des lustres et des lustres ? Quand je repense à ce qu'à dit Eschyle, un de vos congénères, des frissons parcourent l'entièreté de mon corps. Et s'il n'avait point dit d'inepties ? Et si « la vraie Sagesse était de ne pas sembler sage » ?
Grégouillis




